Dyaus
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Sujet : « Les Seigneurs de Harlem » de Bill Duke
Ajouté le : 11/04/2005 16:36
Message :
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Les Seigneurs de Harlem [2,5/5]
Drame policier
1997, 130 minutes
[Sortie en Dvd (chez MGM, en zone 2) : le 01 Juillet 2004]
Réalisé par : Bill Duke
Mettant en vedette : Andy Garcia, Tim Roth, Laurence Fishburne
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Un film de gangsters peut-être très plaisant à visionner. Du reste, quelques uns des chef-d’œuvres du septième art, « Le Parrain » (1972) de Francis Ford Coppola, ou « Les Affranchis » (1990) de Martin Scorsese, se situent dans ce genre.
C’est probablement pour cela, que lors de ma dernière visite à mon vidéoclub favori, rien de bien excitant ne se présentant à ma vue, le choix de films s’avérant fort limité, je décidais de jeter mon dévolu sur « Les Seigneurs de Harlem » de Bill Duke, également connu pour avoir réalisé en 1993, le bassement mercantile « Sister Act 2 ».
Biens sûr, je vous entends d’ici me dire, que toutes les productions moulées dans ce style, ne sont pas forcément du même acabit, que les long-métrages sus-cités. Et vous avez bien raison ! Attendu que, ce film m’a modérément plu, s’avérant même de plus en plus décevant à mesure que l’histoire avançait.
Une intrigue qui nous plonge dans les années 30, alors que Lucky Luciano (Andy Garcia) est le caïd de New York (quand Al Capone était celui de Chicago). Pendant ces années, la pègre menait la ville, et les policiers ne craignaient pas de se vendre aux malfrats, afin de se livrer à des actes belliqueux. Luciano n’est toutefois pas seul : en plus de son ancien protégé Dutch Schultz (Tim Roth), il y a aussi la reine de Harlem, Stéphanie St Clair (Cicely Tyson) et son protecteur, l’ex-prisonnier Bumpy Johnson (Laurence Fishburne). Un Johnson qui prendra avec succès, la relève d’une St Clair emprisonnée, à son tour. Et alors que sa vie de couple avec la séduisante Francine (Vanessa L. Williams) battra de l’aile, ce dernier se fera de plus en plus menaçant, agressif, les affrontements entre gangs ensemençant les cadavres, et la terreur dans la ville. Toujours est-il, que quelqu’un devra sortir vainqueur de ce " capharnaüm " mafieux…
Il est incontestable que ce film avait énormément de potentiel : Bill Duke tourne chaque scène avec l’intensité nécessaire, et la reconstitution d’époque est merveilleuse. Les décors sont véritablement magnifiques, jusque dans les moindres détails. Malheureusement, le scénario semble en pâtir. Les aventures, ou autres péripéties dans lesquelles " se fourrent " les personnages manquent d’intérêt, et le récit ne nous réserve finalement que peu de surprises. L’ambiance est présente, la base de l’histoire, le cadre, etc… Tout est en place pour que l’on puisse assister à deux heures de spectacle divertissant et fascinant. Mais voilà, cet ensemble n’arrive que rarement à côtoyer nos standards.
Les acteurs livrent pour la plupart une bonne prestation. Laurence Fishburne, le comédien le plus " mis en lumière " par Duke, interprète Bumpy Johnson avec l’agressivité requise. Le regard inquiétant, il joue ses scènes avec brio. Tim Roth campant vraisemblablement le personnage le plus exécrable, est comme à l’accoutumé, plein d’allant. Andy Garcia, quant à lui, est quelque peu décevant. Pour être sincère, peu importe son rôle, mais il ne m’a jamais impressionné jusqu’ici. Il ne semble pas s’approprier totalement ses rôles. Alors de temps à autre cela fonctionne, mais généralement comme c’est le cas ici, sa performance ne crève pas l’écran. Bref, il se fait facilement damer le pion, par Fishburne et Roth. Toutefois, l’on peut constater, qu’il fait des efforts, notamment pour ressembler, au vrai Lucky Luciano (jusqu’à porter une petite prothèse sur sa paupière droite, afin d’imiter au mieux le signe distinctif, de ce dernier).
La cote de 2,5 sur 5, que j’ai adjugé à ce long-métrage, suppose que celui-ci ne m’a pas pleinement satisfait, mais que je ne me suis pas trop ennuyé, pour autant. Ses scènes les plus fortes, m’ont fait réaliser la qualité que l’on aurait pu découvrir d’un bout à l’autre de ce film, s’il avait été plus fouillé. Néanmoins, je le conseillerais aux amateurs de productions du genre, même s’il ne m’a pas spécialement stupéfait. Moyen, mais non dénué d’aspects positifs.
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